Le périple des Huns de Troyes
Derrière ce clin d’œil à la chanson Un Dos Tres de Ricky Martin se cache le deuxième épisode de la brillante saga de l’été sur www.zelearner.com : Les aventures de Danny Vohr le Barbare.
Séquence deux, caméra trois, c’est parti pour les Huns !
C’est sur les terres fraîchement labourées du Père Manganated’eupanthaciome, prêtre de la paroisse de la région de Troyes que les Huns firent leur apparition. Ils étaient seulement deux, des éclaireurs sans doute. Deux Huns à Troyes, autant dire qu’ils allaient avoir vite fait de plier en quatre de façon cinglante les si jolis quartiers de cette jol-huit ville. (désolé pour ces calembours stupides à base de chiffres, je ne recommencerais plus).
Gustave, qui sortait à cet instant de la Taverne Juhl entraperçu les deux ombres, frêles et skifes, s’en aller vers le Nord. Ni une ni deux, Gustave s’en alla vers Troyes prévenir la garde municipale.
Mais la pénombre de la nuit gagnait sur la splendeur du jour, tandis que Gustave épris d’ennuis arrivait au poste à la bourre : c’était fermé et la permanence de garde se trouvait à 20 km de là. Quatre Heures de marche à partir de Troyes, tout ça pour deux Huns. Gustave, qui n’aimait pas les chiffres décida qu’il valait mieux retourner jouer aux échecs à la Taverne Juhl.
La Taverne Juhl… Eurêka ! S’étonna Gustave ! Il avait vaguement entendu le slogan « Errant sans but, logeant dans une hutte et étant toujours équipé d’un parachute » durant sa partie d’échecs de la matinée. Mais bien sûr ! Danny Vohr pourrait nous aider !
C’est sur cette idée fixe, additionné d’une folle envie de bière, même si son esprit est encore divisé entre une pinte de brune ou une blonde et dont il ne pouvait se soustraire, en somme que notre ami Gustave rejoint la Taverne Juhl.
L’éminent Jules Vernes déversait toujours ses délires narcoleptiques sur d’immenses parchemins usés par le temps, tandis que la serveuse, qu’on appelait aussi Margot se faisait reluquer le derrière par quelques immondes personnages.
Danny était encore là, impassible.
« Serait il impassible que vous m’aidiez ? » demanda, non sans un certain humour Vaques-Henri, l ‘édenté comique de service.
« Monseigneur ! Des Huns ! Vous êtes.. » « en train de boire une bière. » coupa net notre héros légendaire. « tu es très perspicace pour un simple villageois » complimenta t-il notre ami Gustave.
« Aussi sache que le cousin par alliance de ma demie mère était Huns. Je ne peux me résoudre à les affronter en prenant en compte seulement tes jérémiades, mécréant ».
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Danny Vohr avait parlé. Habituellement il préférait égorger ses interlocuteurs. Il écrira d’ailleurs dans sa biographie, quelques année plus tard (Comment j’ai tué leur race aux Huns
, aux éditions Albin Michel) « pour moi, répondre n’était pas une fin en soi . En revanche ramener les bijoux d’une personne égorgée me permettait de m’acheter des sous vêtements fin en soie ». Ceci expliquant cela, personne ne savait, outre le fait que Gustave était pauvre comme un sans-le-sous, pourquoi ce soir là Danny daigna lui répondre.
Il se leva, impassible. « Serait-il impassible que .. non rien Messire » se rattrapa Vaques-Henri, qui venait à l’instant de se souvenir qu’il avait déjà fait la même blague deux paragraphes au dessus.
Terminant d’un trait sa choppe de vinasse, Danny se retourna, replia son parachute afin d’aller errer sans but dans sa hutte.
Chemin faisant il aperçu lui aussi les éclaireurs Huns, vers le cimetière cette fois. Des éclaireurs, ça fait forcement de la lumière dans la nuit hein. Ils sont cons aussi. Mais Danny fit mine de les ignorer obstinément, se prétextant à lui même qu’il ne mangeait pas de cette graine là.
Il alla se coucher, à la limite de l’ivresse. Troyes vivait ce soir la sa dernière nuit de paix…

Bienvenue dans un lieu de détente, de pétage de plombs sans fin, de science, de Hard Rock, de yahourt et de figurines de Jesus faisant de la Harley Davidson !